Accueil      Revue de presse      Informations      Membres      Bureau


15/12/2016
Variscan veut prolonger sa prise en otage

Compte rendu de la Commission de Suivi 2016.

Lors de la réunion annuelle de la Commission de Suivi du Permis de Recherches minières le 13 décembre 2016, Variscan a précisé que comme prévu il n’y a eu aucun travail de terrain .Seules ont été consultées les archives de l’Université Pierre et Marie Curie de PARIS ainsi que celles de l’Université de Rennes concernant les informations minières du secteur de Rouez. Les résultats sont inexploitables selon les dires de Variscan. Les projets de travaux pour 2017 seront à nouveau très limités avec localement une seule consultation des archives départementales. Cette position très en retrait par rapport aux éléments du dossier de demande de PER nous interpelle. Ce PER a été obtenu en juin 2013 par cette société à capitaux étrangers d’Australie et de Singapour entre autres, avec notamment un engagement budgétaire de 11 millions d’euros sur 5 ans en précisant que 5 millions seraient nécessaires durant les 3 premières années. Nous sommes restés très perplexes vis à vis de telles annonces, notre passé local minier nous a appris à la prudence et à reconsidérer notre crédulité.

Les dépenses relevées à l’approche de la 4ième année du PER s’élèveraient à moins de 2 millions d’euros il s’agit principalement du montant des analyses effectuées par le laboratoire e-mines situé en Ariège et semble-t-il propriété d’un dirigeant de Variscan France. Notre interlocuteur de Variscan, lors de la réunion préfectorale, nous a indiqué ne rien engager sur le terrain pour 2017 sous un faux prétexte de sécurité , mais suite à l’insistance de nos interrogations a fini par nous indiquer qu’une demande de prolongation de 5 ans à compter de 2018 allait être déposée auprès du ministère en charge des mines. Quelles sont donc les vraies motivations de Variscan ? Dès maintenant nous rejetons toute prolongation du PER , nous ne voulons pas continuer à supporter une hypothèque sur les 200 km2 répartis sur 17 communes, et geler tout autre éventuel projet de développement économique durable et en harmonie avec notre belle campagne.

Ajouter un commentaire